Drifters
- Musclor&Musclette

- 18 févr.
- 4 min de lecture

Nous commençons notre défi 6+1 animes de 2026 !
Et c'est du lourd ! Nous pensions pas tellement kiffer, nous étions même sceptiques... Comme la fosse – oui, on la fait avant vous. Mais en fait, c'était très cool. Nous avons regardé Drifters et nous vous le recommandons.
Toyohisa pensait mourir lors de la guerre de Sekigahara, mais alors qu'il s'apprête à pousser son dernier souffle, il se fait transporter dans un autre monde peuplé d'elfes, de dragons et d'orcs. Là-bas, il rejoint les célèbres Oda Nobunaga et Nasu no Yoichi et malgré lui, il se retrouve mêlé à un conflit de grande envergure. Il devra faire face à l'armée du roi noir, composée, elle aussi, de personnages historiques de la vraie vie véritable.
Un nouveau genre de guerre mondiale

Isekai, ma gueule ! Car oui, Drifters est un isekai, prenant ses personnages et les téléportant dans un monde fantastique. Pour des raisons obscures, un homme chelou (sûrement un fonctionnaire vu sa tronche) invoque des personnages historiques afin que ces derniers se livrent une guerre féroce. On en saura pas plus pour l'instant et de toute façon, nous suivons en priorité les aventures de ce groupe d'invoqués appelés drifters. Un isekai avec des personnages historiques, bien que cela nous rappelle quelque peu le concept d'un Fate, nous paraît assez rare dans son genre... Et aussi un peu pété.
Quoiqu'il en soit, l'une des particularités de cet isekai tient au fait que son récit tourne autour de la guerre et de la géopolitique de ce nouveau monde. La situation est plus complexe qu'une faction de gentils et de méchants, rajoutons à cela une organisation mystérieuse de magiciens, des groupes neutres et des peuples perdus au milieu de tout ça. Bref, un bordel ! Ainsi nous suivons notre trio de Japonais dans la formation de leur armée, allant de l'alliance avec de nouveaux alliés, passant par l'acquisition de nouvelles technologies et cela jusqu'à la prise du pays. On ne s'attendrait pas forcément à ce type de récit compte tenu du genre isekai... et du comportement souvent très gamins des personnages. Mais nous gardons ça pour plus tard.
On aimerait dire : anime de guerre oblige, il y a de la violence graphique... Mais en fait, anime adapté de Hirano Kota oblige, il y a de la violence graphique. Ceux qui ont déjà visualisé Hellsing, le savent, il va y avoir du sang, des têtes tranchées et autres joyeusetés. Est-ce que c'est choquant ? Ça dépend de la sensibilité de chacun, mais ici la violence est là avant tout pour la réjouissance des spectateurs. Lors des combats, les personnages montrent toute leur puissance et leur brutalité impressionnent plus qu'elles ne choquent. Son concept chelou et sa violence à gogo fait le charme de la série. Et puis bon ! Il faut le dire, un manga sans violence et sans nazis, n'est pas un manga de Hirano Kota.
Quand Oda Nobunaga se retrouve téléporté dans le Seigneur des anneaux

Les personnages sont cons et c'est marrant de les suivre. Oui, c'est un vrai constat. La majorité des personnages sont donc de vraies personnalités historiques et pour les rendre plus attachants et accessibles, on leur a donné une personnalité de gros teuteu et vous savez quoi ? Ça marche ! Notre trio de tête composé de Toyohisa l'homme premier degré, d'Oda le pervers et de Yoichi le sassy forment un groupe particulièrement efficace dans leur dysfonctionnalité. Autrement dit, c'est une joyeuse bande qui n'hésite pas à se tabasser en cas de désaccord et franchement, c'est assez drôle. Mais évidemment quand il est l'heure de passer aux armes, ils gagnent nettement en charisme et en synergie de groupe, utilisant au mieux les spécificités de chacun. Leurs personnalités de débiles permettent d'apporter déconnades et bastons ponctuelles dans un récit relativement sérieux sinon. D'autres personnages bien cons viendront s'ajouter au roster au fil des épisodes, mais c'est clairement notre trio qui porte l'anime.
Et le pire, c'est qu'ils constituent des ennemis redoutables pour les troupes du roi noir. Eux aussi sont principalement des personnalités historiques que nous ne détaillerons pas tant, mais il y a Jeanne d'Arc (cocorico). Vous l'aurez compris il y a beaucoup de figures historiques assez diverses (dans le sens qu'il n'y a pas que des Japonais) et c'est assez marrant de voir où ils ont été placés sur l’échiquier. C'est très aléatoire. Mais parlons un peu de ce qui est posé comme l'antagoniste principal : le roi noir dont la présence brille par le mystère qui l'entoure. Son identité n'est pas clairement défini, ce qui agitera l'esprit des spectateurs les plus mordus de déductions.
À ce casting historique, s'ajoutent des personnages autochtones, des êtres fantastiques (elfes, orcs, nains, kobolds) qui ont le mérite de concrétiser ce nouveau monde et d'en distinguer plus nettement les Humains. Ah et comme c'est une adaptation d'un manga de Hirano Kota, Hitler est mentionné. La base.
Conclusion ? C'est bien parce que Drifters ne fait les choses à moitié. Il a un concept pété : des mecs historiques catapultés dans la terre du milieu pour se faire la guéguerre. Entre les personnages concons et les situations absurdes et épiques, c'est souvent too much ! Mais ça fonctionne parce que l'anime en a conscience et y va à fond.
Pour un visionnage optimal :
Vous avez une bonne culture historique ? Prouvez-le ! Spottez les personnages avant tout le monde, frimez devant vos pairs et savourez votre supériorité. |
Si on vous a convaincu (ou non), revenez nous voir. Positives ou négatives, vos réactions sont les bienvenues.












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