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Gundam War in the pocket



Vous saviez qu’ici nous aimions Gundam ? Peut-être ? Un peu ?

Nous continuons nos découvertes de la franchise aux gros robots avec une toute petite série de six épisodes. Comme l’expresso, court, mais intense ! Nous avons regardé Gundam War in the Pocket et nous vous le recommandons.


Al a toujours trouvé la guerre trop stylée. Alors qu'elle n'est pas sa joie quand des robots de Zeon débarquent dans sa station spatiale pour s'attaquer à la base de la Fédération. Alors... Oui, Peut-être qu'il y a des destructions un peu partout dans la ville, c’est la panique, mais voilà qu'il rencontre Bernie, jeune soldat de Zeon en mission d'infiltration, et pour Al, c'est le début d’une belle amitié.

Faut-il avoir vu au préalable d’autres séries de l’Universal Century ?

Réponse courte : non pas trop. Réponse longue : si vous savez que Zeon est en bisbille avec la Fédération, c’est amplement suffisant.


Charme vintage


Avant de passer au principal intérêt de l'anime, parlons un peu des graphismes qui sont très beaux pour une production de l'époque. La franchise nous a souvent habitué à une belle qualité et c'est le cas encore cette fois-ci. Il y a un grain à l’image, les charadesigns sentent bons les années 80 et les robots sont beaucoup trop cool, maintenant que ça, c'est dit, rentrons dans le vif du sujet.


Une tragédie en six actes

Le point fort de l'anime, réside dans son message : la guerre, c'est pas ouf quand même... Oui, comme dans la quasi-totalité des séries Gundam en fait... Mais là-dessus, les titres ne sont pas toujours égaux. Il y en a qui sont subtiles, il y en a qui ont l’air d'avoir oublié, et il y en a comme War in the Pocket, qui sont frontales (voire même Full Frontal, héhé ! Merci, c’était tout pour nous). Bref, vous l'aurez compris, ce n'est pas tant son message que sa mise en scène qui compte. Grâce à elle, jamais cet esprit anti-guerre n'a été aussi éloquent que dans cette série.

Pour une fois, et c’est suffisamment remarquable pour le noter, nous ne suivons pas l'histoire au travers des yeux d'un pilote, mais d'un petit civil. Al est passionné de guerre comme un enfant qui en ignore tout peut l'être. Parce que ouais les gros robots et les explosions, c'est trop cool quand même ! Rencontrer Benie, soldat de Zeon, c'est donc une chance incroyable pour lui. Pendant que le jeune soldat infiltré joue sa vie sur cette opération, Al, lui s’amuse à l’aider sans comprendre les véritables enjeux derrière tout ça. Alors oui, une véritable amitié finit par naître entre eux, mais en suivant Bernie, Al va surtout être témoin d’événements dramatiques. Des affrontements de mechas géants dans la ville, son école qui explose, des voisins qui meurent... Bref ! Tant de choses qui auront vite-fait de faire mûrir Al... Et de le traumatiser. Mais attendez ! Il n'y a pas que ça qu'il pourra raconter à son psy !

En parallèle de la mission d’infiltration, Al renoue avec sa jolie voisine qui est fraîchement revenue dans la colonie avec une toute nouvelle fonction : pilote d'essai pour la Fédération... Mais cela, le garçon l'ignore. Petit à petit, l'anime met en place une situation où il fait rentrer le spectateur dans une ironie dramatique. Et si vous savez ce que c'est, ben, vous savez que c'est pas joyeux du tout.

L’anime est beaucoup de choses, mais il n’est pas subtil avec son approche. War in the Pocket insiste sur le contraste entre innocence et guerre. Cela passe autant par le personnage d’Al et sa relation fraternelle avec Bernie que par les musiques qui sont en générale très douces et enfantines. L’opening même conviendrait très bien à une série légère avec des quiproquos rigolos. Et à côté de ça, il y a des événements tragiques traités avec beaucoup de froideur. L'anime cherche clairement à nous mettre mal à l'aise, mais sans jamais tomber dans la surenchère visuelle, la violence est plus suggérée qu'extraordinaire, et c'est là-dessus que la série trouve finalement toute sa subtilité.


War in the Pocket, c’est un petit bijou méconnu de la franchise et c’est dommage. Non seulement, elle est atypique, mais surtout, nous n’avons jamais eu aussi mal en regardant une série Gundam… Après nous n’avons pas encore regardé Thunderbolt, notre avis peut encore changer.



Pour un visionnage optimal :

Est-ce que c'est un anime de Noël... ? Non, mais parce que ça se passe vers Noël quand même.


Si nous vous avons convaincu, et même si ce n'est pas le cas : revenez nous voir. Bien ou mal, vos réactions sont les bienvenues.



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